Accès direct au contenu


Version française > Activités > Équipe HiViS > Thématiques de recherche

Thématiques de recherche et projets financés


  • axe 1 : Échelles, réseaux et milieux d’action des élites
  • axe 2 : Anthropologie urbaine

Projets APR IR 2014-2017


  • La figure martinienne
Appel à projet de recherche d'intérêt régional porté par Bruno Judic, en collaboration avec POLEN (EA 4710, Orléans).
Lire la suite

Projet MSH 2015


  • La dette publique : un instrument de pouvoir dans les relations internationales
Porté par Guia Migani, en partenariat avec le LEO (UMR 7322, Orléans).
Lire la suite

2014/2016 - Projet Voisinage, voisiner : mutations urbaines et construction de la cité du Moyen Âge à nos jours

 
Les rapports de proximité semblent depuis quelque temps acquérir une actualité nouvelle, faisant du vivre-ensemble un point névralgique tant de la réflexion sur la ville que des pratiques sociales soucieuses d’inventer de nouvelles manières d’organiser l’espace habité. Amplement explorée par les sciences sociales, objet de politiques urbaines actuelles, la question du voisinage, sans être inédite, est relativement peu étudiée par l’histoire urbaine. Le moment semble donc propice pour tenter une remise en perspective historique du voisinage urbain, que nous souhaitons appréhender à la fois par des études de cas et dans la longue durée afin de dégager des logiques d’évolution dans leur complexité et leur pluralité temporelles et culturelles.
 
Comment en effet, les modalités de cohabitation évoluent-elles depuis le moyen âge, face aux mutations de l’espace urbain, profondes en termes matériels et sociaux ? Si la croissance urbaine et l'urbanisation induisent des brassages de populations et des réorganisations spatiales continues (bâti, voirie, découpages administratifs, etc.), si les évolutions techniques et économiques (matériaux et techniques de construction, communication et transports, séparation travail-domicile, ségrégations socio-économiques, etc.) mais aussi l’histoire politique et religieuse modifient la vie ordinaire des citadins et des citadines, les manières de concevoir et de percevoir l’espace connaissent elles aussi des transformations : les notions d’intimité, de public et de privé, d’intérieur et d’extérieur, etc. ne recouvrent pas les mêmes réalités selon le moment historique et la société étudiés, tout comme varie, d'une langue à l’autre, d'une période à l’autre, le vocabulaire pour désigner la cohabitation dans la ville. Peut-on, en ce sens, relever des logiques ou des régimes de proximité, compris ici comme l’ensemble de ce qui constitue un espace partagé au jour le jour, sa conception, son organisation matérielle, son appropriation pratique et son expérience sociale et sensible, régimes eux mêmes pluriels et qui varieraient toutefois avec le temps et l’espace, mais qui pourraient aussi venir se juxtaposer et entrer en conflit ?


A partir de là, on peut formuler une autre question, familière aux études urbaines : comment l’organisation de la cohabitation spatiale affecte-t-elle les rapports de proximité ? Autrement dit, quelles formes prennent les relations sociales induites par le simple fait de pratiquer un même espace avec d'autres citadins et citadines ? Urbanistes ou habitant.e.s, les acteurs et les actrices de la ville organisent la contrainte matérielle, par des mesures politiques ou des pratiques informelles ordinaires, des logiques économiques ou une action collective concertée. Or, ressource de solidarités et objet de méfiance, la cohabitation spatiale est par définition équivoque, susceptible de rassembler autant que de diviser – le voisin est trouble... Mais le voisin peut aussi laisser indifférent, voire passer inaperçu ; car proximité spatiale ne signifie pas automatiquement lien social, et le voisinage ne forme pas, par définition, une communauté. C’est précisément le moment où le partage matériel de l’espace de vie devient partage social, consensuel ou conflictuel, où le voisinage donne lieu à un faire-société, avec ses hiérarchies et ses dynamiques d’inclusion et d’exclusion, que le projet Voisinage, voisiner se propose d’interroger. En croisant pratiques citadines et contraintes matérielles et sociales, l’attention portera ainsi sur le lien entre « voisinage » et « cité » en ce que celui-ci produit des critères et des règles de partage d’un espace censés être reconnus par ceux et celles qui y habitent – un lien dont il s’agira d’explorer non seulement les formes mais aussi la pertinence historique.

 
Le projet se déclinera en quatre ateliers de travail visant, après une première mise en perspective pluridisciplinaire, à recentrer la problématique sur trois thèmes abordés du Moyen Âge à nos jours :
 
  • 28 nov. 2014 - Voisinage, voisiner : perspectives historiques, approches pluridisciplinaires (org. Ulrike Krampl)
  • 2 octobre 2015 - Voisinage et aménagement urbain (org. Albane Cogné)
  • 9 mars 2016 - Voisinages rêvés, voisinages imaginés (org. Laurent Besse)
  • 4 mai 2016 - De chers voisins ? Le voisinage en période de crises (org. Stéphanie Sauget)

  • Facebook
  • twitter
  • google
  • imprimer
  • version PDF
  • Envoyer cette page

Journée du 28 novembre 2014

Journée du 2 octobre 2015

Journée du 9 mars 2016

Journée du 4 mai 2016

Retour au site institutionnel