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Colloque international "Patrie d'origine et patries électives"

du 6 novembre 2009 au 7 novembre 2009
Sur le site Tanneurs, le 6 novembre au 5ème étage de la bibliothèque universitaire, le 7 novembre dans la salle 08 de l'extension "Utopia"

Dans le monde grec, la conception de la citoyenneté connaît des évolutions importantes à l’époque hellénistique: parallèlement à une ouverture progressive du droit de cité, plus facilement accordé à des étrangers à titre collectif ou individuel, on constate un effacement partiel de la frontière juridique entre citoyens et non-citoyens, en particulier dans l’exercice des magistratures et des liturgies.

Affiche Citoyennetés web.jpg

  • À l'époque impériale, ce remodelage séculaire de la politeia se poursuit et se traduit notamment par une pratique qui, sans être totalement nouvelle, semble alors se développer: la possession de plusieurs citoyennetés locales. De tels cumuls sont également attestés dans l'Occident romain, mais de manière plus limitée: il s'agit donc d'interroger ce phénomène dans le cadre culturel et politique particulier de l'Orient romain, depuis la basse époque hellénistique jusqu'à la fin du Haut Empire.
  • Les variations que l'on observe dans l'expression des citoyennetés multiples certaines étant affichées comme autant de titres honorifiques, alors que d'autres sont vécues sans être explicitées posent des problèmes d'ordre méthodologique: comment définir la multi-citoyenneté et comment la repérer dans les sources? Par ailleurs, ces variations sont sans doute à comprendre en lien avec l'identité et la position sociale des individus concernés: athlètes, sophistes, notables d'assise locale ou régionale... Pour ces diverses catégories, la fonction, la valeur et les implications concrètes de la multi-citoyenneté ne sauraient être identiques. Par-delà le discours positif transmis par les inscriptions honorifiques, il faut également envisager les problèmes, de nature juridique ou politique, suscités par le cumul de plusieurs citoyennetés locales. La loi romaine intervint pour limiter les abus éventuels, de la part des cités octroyant trop largement leur droit de cité comme des notables cherchant à échapper à leur devoir envers leur patrie d'origine. Des études de cas devraient enfin permettre de dessiner une géographie des pratiques de la multi-citoyenneté, construite en fonction d'une histoire régionale et d'un rapport particulier aux ensembles supra-civiques que sont les koina.
  • Cette rencontre vise ainsi à renouveler notre connaissance des statuts individuels dans l'empire romain, jusqu'à présent surtout étudiés en lien avec la diffusion de la citoyenneté romaine, ici exclue de l'enquête. Il reste que ce problème intéresse directement l'intégration des cités grecques dans l'empire. L'émergence d'un monde politiquement unifié, organisé selon des structures nouvelles (les provinces) et offrant des espaces de circulation élargis a sans doute joué un rôle, qu'il reste à définir, dans l'évolution de longue durée menant d'une conception étroitement héréditaire et exclusive de la citoyenneté à une conception plus ouverte, permettant d'intégrer des individus dévoués ou prestigieux, qui se trouvent dès lors en position de servir ou revendiquer plusieurs patries.
 
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Comité d'organisation


  • Anna HELLER
Maître de conférences d'Histoire grecque, Université de Tours
  • Anne-Valérie PONT
Maître de conférences d'Histoire romaine, Université Paris-Sorbonne

Contact


cermahva@univ-tours.fr
téléphone 02 47 36 81 22

Inscription obligatoire
pour le 2 novembre au plus tard

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